Mercredi 4 novembre 2009
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Le Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux a annoncé hier, le 03 Novembre, « l’idée d’un couvre-feu sur des
mineurs délinquants »
Moins de 24 heures après avoir annoncé cette « idée », on voit déjà tout les partis politique prendre des positions.
Entre Martine Aubry qui estime que c’est « se moquer du monde » et qu’il faut réinstallé la Police de proximité « qui puisse accompagner les
gens », et « en faisant en sorte que toute incivilité donne lieu à une réaction et à une sanction proportionnée. »
Le
porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre,
a
vu dans cette réaction de la
"non-assistance à enfant en danger" :
"Décider qu'un mineur de 12 ou 13 ans, déjà mis en cause dans une affaire de délinquance, soit protégé contre la mauvaise influence des voyous et interdit de sortir le soir, ce n'est que
l'application de la simple logique",
estime-t-il.
Le
souverainiste Nicolas
Dupont-Aignan, maire de
Yerres (Essonne), qui y reconduit chaque été depuis 2001 un couvre-feu pour tous les moins de 13 ans, craint
"un coup de pub et un écran de fumée, pour faire oublier la baisse des effectifs policiers". L'ex-député
UMP, président de Debout la République,
se déclare au
Monde.fr
"pas hostile sur le principe, à condition que la mesure soit ciblée et accompagnée d'un suivi social, par la mairie". Mais
"s'il s'agit comme évoqué d'une décision préfectorale, qui s'impose à des communes non volontaires, je doute que cela aille plus loin que raccompagner les mineurs concernés à leur domicile, ce
qui ne sert à rien".
Djamila
Sonzogni, porte-parole des Verts, y voit une
nouvelle manifestation d'un gouvernement
"irresponsable et aux abois", qui
"dégaine dans tous les sens" à l'approche
des élections régionales.
PROPOSITION "INCANTATOIRE"
Les
principaux
syndicats de police ont tous posé
la question des moyens, à l'heure des réductions d'effectifs, doublée selon Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance
(deuxième
syndicat de gardiens de la paix), d'une
"surcharge de missions", même s'il
trouve l'idée
"séduisante". Pour
Nicolas Comte, secrétaire général de l'Union
SGP-FO/Unité police (premier
syndicat de gardiens de la paix),
"c'est inapplicable".
"On parle d'enfants de 13 ou 14 ans qui commettent des délits, a qui une interdiction administrative ne fait ni chaud ni froid", a-t-il
affirmé au Monde.fr.
"On ne règlera pas le problème d'enfants délinquants uniquement par une réponse policière : il faut des actions de préventions et d'éducation pour empêcher qu'ils deviennent de grands
délinquants".
"C'est une mesure de bon père de famille qui va rassurer la population", a
surenchéri Patrice Ribeiro, secrétaire général adjoint
de
Synergie (deuxième
syndicat d'officiers de police), mais il a demandé
"aux politiques" de
"donner les moyens, notamment juridiques".
"Que fera-t-on des mineurs délinquants de moins de 13 ans qu'on ne peut mettre en garde à vue à l'heure actuelle ?", s'est-il
interrogé.
La présidente
du
Syndicat de la magistrature (SM, classé à
gauche), Emmanuelle Perreux, a évoqué
"une mesure totalement inapplicable qui s'inscrit une fois de plus dans une politique répressive". Hélène
Franco, qui a été
juge des enfants pendant sept
ans au tribunal de Bobigny, dénonce une proposition
"incantatoire et démagogique".
"Comment reconnaître les enfants délinquants dans la rue ?",
demande-t-elle.
Le
Monde.fr, avec AFP
Après en avoir entendu parler au 20H de TF1, j’ai décidé de voir un peu plus en
profondeur ce qui était annoncé et l’article que vous avez lu est sur le site du journal « Le Monde ».
Maintenant ce qu’il ne faut pas oublier c’est que nos politiciens ne sont pas au
même niveau que nous, leurs enfants sont dans des écoles plus prestigieuse les unes que les autres, et il est facile de dire qu’un enfant est délinquant. Mais à 13 ans, peut-on réellement se
rendre compte pleinement des actes que nous faisons ?
Si au lieu de remettre en cause les enfants on regardait un peu du coté des
parents ?
Si c’était aux parents que l’on faisait payer les erreurs de leurs
rejetons ?
Je pense qu’alors les parents reprendraient leur rôle de parents et leur statut
d’adulte qui décide et non qui subit !
Les parents sont responsables de leurs enfants, et ils doivent réapprendre à leur
mettre des interdits !