Nous voici après le verdict, moi devant retourner jour après jour dormir à la clinique ou j’avais donné naissance à la princesse du Royaume de mon cœur…
Le cœur brisé, déchiré, la souffrance était là, un trou béant devenait maître de mon esprit, toujours à se demander pourquoi…
Seulement voila…
Seulement face à la famille il fallait faire comme si nous le prenions bien…
Seulement face à mon amour je devais faire comme si je le supportais, mais la douleur était trop vive…
Cette brisure se fissura doucement, laissant en moi des traces indélébile…
Toujours faire croire que tout va bien…
Laisser les larmes perler aux bords de mes yeux lorsque je suis seule…
Courage, cela s’arrangera avec le temps…
La vie s’accélère alors, sans s’en rendre compte, je dois emmener ma princesse jour après jour à l’hôpital ou le médecin la vu pour la première fois ! Les prises en charges débutent et une ambulance vint se stopper devant chez moi pour la première fois…
Les kinés de l’hôpital sont très très sympa et je pense ne jamais pouvoir les remercier assez du soutien qu’elles m’ont prodigués durant les moments que j’ai passé avec elles, bravo aux kinés de l’hôpital, je me souviendrais d’elles a tout jamais !
Elles m’ont appris à faire le « pansement » très spécial de ma fille, elles m’ont appris à ne pas craquer devant ma princesse, elles m’ont aidé à garder le moral, à y croire alors que rien n’était jamais sûr…
Cette période a duré un temps certains ou un certain temps…
Ce temps s’écoula dans une lenteur exaspérante, à croire que rien n’ira pour ma princesse, à croire que par ma faute elle est née handicapée, à ne pas savoir ou je lui fais mettre les pieds…
Les trajets à l’hôpital s’estompèrent progressivement pour permettre à un kiné de venir faire les soins à ma princesse directement à domicile…Chose pas plus mal en réalité, elle est dans son éléments, et moi cela me permet de croire que cela va enfin mieux…
Les jours, puis les semaines puis les mois s’écoulent au rythme des séances de kiné et de rendez vous avec le médecin, et entre temps il me faut reprendre le travail…
L’esprit n’est plus vraiment là, ne combattant que pour elle, pour ce petit être si magnifique qui règne en ma demeure…